L’agriculture naturelle, s’occupe de plantes, d’animaux, de construction et de gestion d’eau, de l’énergie et des communications. Cependant elle ne s’intéresse pas à ces éléments en tant que tels, mais plutôt aux relations qui peuvent être établies entre eux et à la manière de les organiser sur le terrain. Elle offre une approche de conception holistique où :

  • Chaque élément remplit plusieurs fonctions
  • Chaque fonction est remplie par plusieurs éléments

Une telle approche permet la mise en place d’un système résilient. Le design (conception) sur support, papier, ordinateur, est l’outil incontournable pour concevoir un système bien pensé. Il permet d’appréhender la complexité des multiples interactions et de planifier l’implantation du système. Il est impossible de concevoir un système d’une telle complexité sans planification (design) minutieuse.

Par exemple
Le poulailler, remplit plusieurs fonctions : apporter de la chaleur, de l’engrais, sa fiente, de la nourriture, nettoie les arbres des parasites, et bien sûr chaque fonction est remplit par plusieurs éléments. Les besoins des poules doivent être respectés afin que le système fonctionne au mieux. La permaculture, est un changement de culture et de conscience d’abord. Regarder autrement ce qui nous entoure, changer son regard. Les mauvaises herbes sont aussi nos alliées. Le plus gros problème aujourd’hui devant le réchauffement climatique est l’érosion des sols, que l’on voit à la couleur anormalement trouble des cours d’eau.

La forêt jardin, forêt nourricière, forêt comestible
La forêt-jardin est une forme d’agroforesterie « sauvage » née dans les régions tropicales d’Afrique et d’Asie, où certaines populations autochtones regroupent autour de leurs habitats les végétaux qui leur sont utiles, en particulier des arbres et buissons à fruits et à baies. Ces végétaux forment une sorte de forêt jardinée procurant, outre les fruits, baies et feuilles comestibles, du bois d’œuvre et de chauffe, des légumes, des plantes aromatiques et médicinales, des matériaux pour l’artisanat ou des productions destinées à la vente sur les marchés locaux. Ces forêts-jardins peuvent également abriter un habitat, un petit élevage, des ruches…

La forêt-jardin est un concept encore très peu connu sous nos latitudes qui présente un ensemble de bénéfices environnementaux et sociétaux exceptionnels. Une fois implantée, la forêt-jardin est un système durable, autonome, résilient et productif sans avoir recours aux énergies fossiles, sans besoins en eau ni en fertilisants. Elle stocke du carbone, restaure les paysages et constitue un refuge de biodiversité cultivée et sauvage. Sur le plan social, la forêt-jardin permet de produire localement des fruits, baies, légumes, plantes aromatiques et médicinales, champignons, tout en créant des emplois. Elle ne nécessite que de petites surfaces pour son implantation et peut facilement trouver sa place dans un jardin.

La forêt-jardin laisse entrevoir une nouvelle forme d’agriculture donnant aux arbres un rôle central. Elle pourrait servir de support à un nouveau métier: sylvanier (jardinier de la forêt).

Ce qui suit est la description de la forêt jardin en devenir de la Ferme de la Bérouette.

Des buttes en hauteur ont été confectionnées dans lesquelles on a mis de la terre et on paille. Ensuite il y a à mettre des plants, pas de semis, car la butte tient avec le système racinaire. On ne laisse aucun espace vide. A côté il y a une mare, et une serre pour faire les semis à côté. Les fruitiers plantés sont des demi-tiges, avec introduction de champignons au moment de la plantation, du mycellium en poudre. Les champignons sont importants  dans les racines des arbres que l’on plante, car il puise les minéraux dans la roche mère et les redistribue, il gère aussi l’eau et la redistribue. L’objectif est de recréer une forêt à différents niveaux, c’est de l’agroforesterie comme le fait Pierre Rabhi qui a repris les fondements de l’agriculture sauvage. Riche en densité et diversité, la forêt est un écosystème autonome. On plante des arbres et des plantes à différents étages. La consoude à planter au pied des arbres est intéressante. C’est de la biomasse, et c’est un engrais universel. Il est bon de mettre de la nourriture qui crée une attraction pour d’autres plantes. Quoi mettre dans la forêt nourricière? Il est judicieux d’intercaler les espèces d’arbres, et de mettre entre les arbres des fixateurs d’azote : de la luzerne, du genêt (légumineuse qui attire les abeilles), des haricots, pois, fèves. Il est tout aussi judicieux de planter des espèces précoces et tardives, comment ça il n’y a pas de mauvaise récolte, il n’y a que des récoltes moyennes ou bonnes. Il est intéressant de planter de l’angélique, car elle attire 30 espèces d’insectes différents. Le bouleau,  le frêne, l’érable sont des arbres qui créent de la biomasse. Chaque végétal est un abri pour des insectes et des milliers de variété du vivant. Nous avons à aller dans le sens de la nature. Les déchets verts servent à pailler :les verts: tonte, haies, sont azotés. Les secs et bruns : les feuilles sont carbonés

 

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Buttes auto-fertiles

Pour confectionner une butte: mettre du bois bien humide, pourri au centre pour avoir du mycellium dedans, fabriquer une niche écologique, mettre du feuillage, de la tonte, de la terre, beaucoup de matière. Semer sur place, la racine part dans le fond qui est humide. Se servir d’un chêne comme tuteur à de la vigne, et pareil pour le kiwi. Mettre du haricot grimpant sur des tournesols. Semer beaucoup de capucines. Dans les plantations, le système Air-Eau a besoin de circuler, et donc le couvert doit être aéré, broyat de tonte, brf, feuilles. Les arbres fruitiers sont greffés sur un porte greffe qui est résistant, arbre rustique, et on met un greffon plus fragile. La biomasse représente l’ensemble de la matière organique, qu’elle soit d’origine végétale ou animale. Elle peut être issue de forêts, milieux marins et aquatiques, haies, parcs et jardins, industries générant des co-produits, des déchets organiques ou des effluents d’élevage. Cette matière organique est la matière qui compose les êtres vivants et leurs résidus ayant pour particularité d’être toujours composée de carbone (du bois aux feuilles en passant par la paille, les déchets alimentaires, le fumier…). Bref, une source d’énergie tirée de ce qui pousse et de ce qui vit.